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L’écoresponsabilité,
de la conception à la fabrication

Difficile à première vue de parler d’écoresponsabilité pour ce qui concerne les métiers du service. Et on a trop vite tendance à penser que ce qui ne produit pas est forcément écoresponsable.
Or, toutes les phases de conception ont un coût, carbone ou énergétique, dont on parle peu.
On lève le voile sur les mirages de l’écologie numérique et les fausses idées sur l’usage du print, en vous faisant part de nos démarches à l’agence – mais également chez nos prestataires – pour améliorer l’écoresponsabilité de l’ensemble du cycle de vie de nos plans de communication !

Concevoir avec écoresponsabilité, c’est ajouter un objectif à sa création

Notre studio de création dévoile quelques astuces mises en place en amont de la fabrication de supports de communication. Car c’est durant leur conception, que nous pouvons commencer à limiter leur impact environnemental.

La question environnementale fait partie des formations ou auto-formations récentes.
Elle s’apprend depuis peu dans les écoles et semble n’appartenir qu’à une niche d’agences spécialisées dans l’écoconception. Seulement, il n’est pas nécessaire d’arborer un label écoresponsable pour avoir une éthique et mettre en pratique certaines règles de bon sens applicables techniquement à notre travail.

Les créatifs, au-delà de créer des supports ethétiques et sensés, doivent avoir des automatismes pas si compliqués à mettre en place pour être éco-créatif :

  • Limiter l’utilisation de surplus de papier
  • Réduire le taux d’encrage des créations
  • Automatiser le poids des fichiers de travail

Ces « petits riens » ne sont que des exemples parmi tant d’autres, qui une fois cumulés deviennent importants et de plus en plus nécessaires.

« Plus de 80 % de l’impact environnemental d’un produit est déterminé au stade de la conception. »

 

Ecodesign, Your future, Rapport de la Commission Européenne

Un support imprimé mais contrôlé

Nous entendons tous cette petite voix nous dire « Attention, imprimer c’est pêcher ! ».
Ne nous l’interdisons pas si c’est utile, mais faisons-le éthiquement.

Un exemple visible, l’utilisation prolifique du papier

Demandons-nous avant d’imprimer si l’acte est nécessaire, car s’il y a encore moins de 10 ans, la réception d’exemplaires imprimés, l’envoi par fax, la prise de corrections rédigées… étaient automatiques, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Les envois dématérialisés et la mise à disposition d’épreuves sur des plateformes collaboratives changent les modes de fonctionnement, sans en influencer la qualité.

Il en va de même au moment de la réflexion sur le format d’un journal, d’un rapport ou d’une plaquette, il faut se poser les bonnes questions : Est-il optimisé pour limiter la gâche papier ?
Ne va-t-il pas avoir une répercussion négative (ex : enveloppe plus grande en cas de boitage…) ?
Un format plus réduit ne serait-il pas suffisant pour répondre à la demande ?

L’« écoencrage », késako ?

Le taux d’encrage dans un document a aussi sa part à prendre dans l’action environnementale.

Nous parlons ici d’«écoencrage ». Ce néologisme vise à réduire la couverture d’encre sur les supports imprimés. Pour ce faire, il faut choisir des typographies plus minces, favoriser le blanc du papier plutôt qu’un aplat coloré, faire le choix d’images plus pâles, moins contrastées et au moment de la transmission du fichier pour impression, avoir des zones de fond perdu limitées… Ces démarches graphiques auront ainsi un résultat positif à la fin de vie du document, qui au moment de son recyclage sera moins gourmand en eau pour le désencrage !

Une digitalisation réfléchie pour une expérience réussie

La digitalisation est particulièrement énergivore, c’est un fait. Sans pour autant avoir le pouvoir de renverser la balance, nous avons les moyens d’en limiter l’impact.

Préférer la qualité à la quantité

Cet adage a toute sa place ici, dès lors où l’on prend conscience que chaque image, typographie, pluging, vidéo… ajoute du poids, donc du temps de charge et in fine de l’énergie au support digital.

La marche à suivre pour répondre à cette problématique est assez simple, car au-delà de se restreindre à n’intégrer à un support le strict nécessaire d’éléments dont il a besoin, il est important de limiter le poids d’une image sans en détériorer la qualité, d’utiliser des typographies optimisées et de limiter l’utilisation de vidéo, gourmande en bande passante.

L’utilisation d’un navigateur performant pour la lecture des supports digitaux est aussi un gain de performance car il aura une interprétation plus rapide et optimale des éléments constituants.

Le parcours utilisateur

Le nombre de clics influera également sur l’impact environnemental d’un support digital.
La réflexion sur l’expérience utilisateur et donc de l’arborescence d’un site internet par exemple, au-delà d’être un facteur qualitatif, nous donne les clés d’une navigation plus saine et optimisée. Limiter le nombre de clics assurant d’aller rapidement à l’information souhaitée et donc à restreindre la charge et le nombre de pages visitées.

Des outils de mesures existent pour vérifier de la conception à l’hébergement, les bonnes pratiques testées et expliquées (ex : www.ecometer.org) et ainsi s’assurer que notre action est positive !

La connaissance approfondie des principes de fabrication et de développement est de plus en plus importante afin d’élargir le spectre de son métier et avoir les bons réflexes. L’écoresponsabilité est l’affaire de toutes et tous, alors commençons à œuvrer dès la conception d’une idée 😉

La fabrication : Print ou web, le nouveau mix écologique

Les imprimeurs : premiers sur les défis du développement durable

Les imprimeurs ont su repérer les premiers signes de cette volonté de durabilité et ainsi proposer et s’équiper de nouvelles solutions capables de relever les défis écologiques de leurs clients.

À l’agence, nous sélectionnons nos partenaires imprimeurs en échangeant avec eux sur l’ensemble de leurs process pour améliorer l’ensemble du cycle de vie des documents produits.

Recommander et proposer des matériaux durables et recyclés

La plupart des papiers sont aujourd’hui recyclés. Exit le mythe comme quoi un papier nécessite d’avoir un grain ou une couleur spécifique pour être recyclé et recyclable : aujourd’hui, même les papiers blancs le sont ! Nos partenaires s’entourent alors de papiers certifiés FSC et/PEFC, donc issus de forêts gérées de manière durable.

Concernant les encres, beaucoup d’innovations permettent aux productions print d’être davantage recyclables : Les encres végétales par exemple peuvent être utilisées en impression Offset (leur provenance en revanche est parfois difficile à cerner) ; Les encres latex (à base d’eau) et encres répondant au label Greenguard peuvent être utilisées pour imprimer en grand format ; En numérique, HP indigo est l’une des innovations phares permettant que les encres soient totalement désencrables lors du recyclage des supports.

Enrichir ses processus internes en suivant les labels et certifications

Pour assurer l’écoresponsabilité de l’ensemble du cycle de vie d’un document imprimé, certains imprimeurs sélectionnent des certifications et labels rigoureux auxquels soumettre leurs processus internes. Le Label ImprimVert par exemple permet de mettre en avant leurs capacités : à éliminer conformément l’ensemble de leurs déchets dangereux, à sécuriser leurs stockages, à ne jamais utiliser de produits toxiques, à sensibiliser l’ensemble des salariés aux normes environnementales et également à suivre l’ensemble des consommations énergétiques de leurs sites.

Nombreux labels permettent de s’assurer de la fiabilité, de la traçabilité et de l’ingéniosité des processus écologiques mis en place. Ce qui permet notamment de connaître et transmettre l’empreinte de chaque projet mis en place avec eux !

Pour le digital, l’écologie s’implante petit à petit et se quantifie difficilement

Si à première vue construire un plan de communication digitale permet de réduire drastiquement l’utilisation de papiers, d’encres… et n’est pas productrice de supports physiques en soi, rien ne peut être totalement immatériel. En effet, tous les documents produits dans une campagne sont uploadés, transmis, visibles et hébergés quelque part.

Et quand vient le temps de s’interroger sur la responsabilité écologique d’un plan de communication digitale, plusieurs embûches se posent et s’opposent :

Une donnée numérique parcourt en moyenne 15 000 kilomètres.
Une recherche Google produit une émission de CO2 de 7 grammes.
Les data center français consomment 10 % de l’électricité utilisée dans notre pays.

Pour héberger un site, des images, des sons, des vidéos et l’ensemble des plugins et fonctions nécessaires à son utilisation d’un document digital, une multiplicité d’acteurs est impliquée, dont on ne peut généralement pas garantir l’impact écologique. Les ressources digitales dont l’approvisionnement en énergie est traçable et calculable est extrêmement faible.

L’éco-développement commence tout juste à se faire une place dans les pratiques digitales. Cela nécessite par exemple de supprimer toutes les fonctionnalités non utiles, de fluidifier l’ensemble du processus de navigation, de réduire le nombre d’animations, d’obtenir un design simple et adapté. Cette économie de fabrication, non conjuguée à un travail sur l’hébergement et le développement, a un impact plutôt moindre.

Prenons le cas de la vidéo, qui reste, en ligne, l’un des meilleurs leviers pour convaincre, plaire et expliquer… Il s’agit d’une des productions digitales les plus coûteuses en énergie, dû à son hébergement (plateforme de streaming requise, énormément de données dépensées, …). Communiquer et s’assurer que son message est reçu par sa cible, de façon écologique, devient un véritable casse-tête.

Il est donc nécessaire de s’entourer de partenaires qui prennent à la fois l’incidence écologique de leurs productions et vos objectifs de communication en compte lors de la production de tels outils !

Et la gestion du projet de communication est à responsabiliser tout autant !

L’écoresponsabilité est l’affaire de tous pour pouvoir construire un monde plus durable. Et bien que les bonnes pratiques soient difficiles à connaître et transmettre à l’ensemble d’une chaîne de production, certains usages deviennent aujourd’hui réputés pour leur vertu écologique. Petit tour de ceux qui ont fait leurs preuves (pour l’instant 😉).

Une réflexion de projet écologique se fait sur tout le cycle de vie d’une campagne

Les 5R dédiés à une consommation individuelle plus raisonnée : Réduire, Réutiliser, Recycler, Rendre à la terre, Refuser les produits à usages unique, peuvent totalement être adaptés pour créer de nouvelles normes pour gérer ses projets :

  • Réduire : En s’entourant de partenaires dont la démarche écologique est prouvée, tangible et quantifiable ;
  • Réutiliser : En créant des supports réutilisables, qui puissent être ajustés et adaptés, ainsi qu’en mettant à jour l’existant (en créant des supports dont les données qui changent régulièrement s’actualisent facilement)
  • Recycler : En informant sur la recyclabilité de documents, pour que leur fin de vie trouve une place adéquate
  • Rendre à la terre : En compensant par exemple son impact écologique : participer à la reforestation de forêts pour les usages papiers ; Investir sur la composition d’énergie verte pour le digital …
  • Refuser la production d’outils à usage unique : Construire sa stratégie de communication sur la base d’une réflexion écologique sera toujours plus simple que de réfléchir à la durabilité de chaque outil. Construire une stratégie de communication globale sur la base d’une réflexion écologique sera toujours plus efficace que de réfléchir l’impact écologique de chaque outil développé un à un.
Quelques commandements durables à inclure dans sa gestion de projet quotidienne
  • Les fichiers toujours en basse définition tu transféreras
  • Les plateformes de transfert avec bon escient tu utiliseras
  • La résolution au minimum tu régleras
  • Les documents non utilisés tu archiveras
  • L’information non actuelle tu supprimeras
  • Des emails non utiles tu te débarrasseras

Au global, peu d’informations sont disponible sur la plupart des aspects de la gestion d’un projet : on ne peut par exemple pas encore prouver scientifiquement si privilégier les plateformes collaboratives à des serveurs privés réduit drastiquement les dépenses énergétiques (puisque cela dépend notamment de l’hébergeur utilisé et de chaque organisation dont les usages diffèrent). Il est donc encore plus nécessaire, à notre moindre mesure, de réaliser ce que l’on sait écologiquement plus responsable.

Au global, peu d’informations sont disponible sur la plupart des aspects de la gestion d’un projet : on ne peut par exemple pas encore prouver scientifiquement si privilégier les plateformes collaboratives à des serveurs privés réduit drastiquement les dépenses énergétiques (puisque cela dépend notamment de l’hébergeur utilisé et de chaque organisation dont les usages diffèrent).
Il est donc encore plus nécessaire, à notre moindre mesure, de réaliser ce que l’on sait écologiquement plus responsable.